
Le cancer de la prostate
Le cancer de la prostate, glande de l’appareil reproducteur masculin, est le cancer le plus fréquent chez l’homme et survient dans la plupart des cas après 50 ans. Il touche près de 50 000 hommes par an.
C’est un cancer qui se développe lentement avec peu de symptômes dans les premières années de la maladie. S’il est pris en charge à un stade précoce, le cancer de la prostate est de bon pronostic.

Prévenir le cancer de la prostate
La prostate est une glande de l’appareil génital masculin. Elle joue un rôle dans la production du sperme.
Un cancer de la prostate est une maladie qui se développe à partir de cellules de la prostate initialement normales qui se transforment et se multiplient de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne.
Le plus souvent, le cancer de la prostate se développe sans provoquer de symptôme particulier. Il est alors le plus souvent découvert suite à une mesure du PSA et/ou une anomalie de la consistance de la prostate lors d’un toucher rectal.
Pour le cancer de la prostate, il a été établi que les antécédents familiaux constituent un facteur de risque.
Il a également été identifié que les hommes d’origine afro-antillaise ont un risque accru de développer ce cancer.
Le cancer de la prostate en quelques chiffres :
– En 2018, 59 885 nouveaux cas ont été détectés en France métropolitaine,
– Les hommes sont généralement diagnostiqués vers 69 ans,
– Plus de 640 000 cas (nouveaux et anciens) ont été recensés en 2017,
– 8 100 décès sont dus au cancer de la prostate en 2018. Ce chiffre est en baisse de 3,7 % par an entre 2010 et 2018. L’âge de ces hommes était aux alentours de 83 ans.
– Le cancer de la prostate a un bon pronostique puisque la survie est estimée de 93% à 5 ans après le diagnostic et de 80% à 10 ans.
Grâce à l’amélioration des traitements et l’accès au dépistage permettant de diagnostiquer les cancers à un stage précoce, la mortalité diminue depuis les années 1990. En effet, 80% des cancers sont diagnostiqués au stade tumeur localisée.
Le cancer de la prostate est au premier rang des cancers chez l’homme, bien avant celui du poumon et du côlon-rectum. Malgré une diminution relative du nombre de cas depuis plusieurs années, ce cancer survient dans environ 66% des cas chez des hommes âgés de 65 ans et plus.
Soigner le cancer de la prostate
Votre médecin prescrit un dosage du PSA dans le sang. Il s’agit d’une prise de sang permettant de déterminer la concentration du PSA, une substance libérée dans le sang par la prostate.
Les cancers de la prostate peuvent être abordés de différentes manières selon leurs caractéristiques.
Les cancers de la prostate et leurs traitements ont une influence sur la sexualité et la fertilité. Un accompagnement dédié de la sexualité est mis en place, de même que des mesures de prévention de l’infertilité si vous envisagez un projet de paternité.
Témoignages

Mon premier relevé de PSA total à 4,91 ng/ml date de novembre 2019 (dans ma 54ème année). Stable jusqu’en janvier 2021, il monte en flèche en décembre 2021 à 7,64ng/ml sachant qu’à mon âge le taux normal doit être inférieur à 3,10ng/ml. Je dois préciser que je n’ai eu aucun symptôme hormis le jet moins long mais encore loin de mes chaussures. Mon médecin ne m’oriente pas forcément vers un urologue, je suis encore jeune. J’en parle à un ami chirurgien qui prend rendez-vous pour moi avec un de ses confrères de l’hôpital de Saint-Dizier (52). Je ne le remercierai jamais assez. Fin juin 2022, touché rectal. Début juillet 2022 biopsie qui révèle 8 prélèvements sur 12 cancéreux. L’urologue n’y va pas par quatre chemins : après avoir consulté l’avis de ses partenaires, il m’impose une prostatectomie radicale qui a lieu le 12 septembre 2022 par cœlioscopie sous anesthésie générale (3h30). Après 5 jours d’hospitalisation, je rentre à la maison avec une sonde urinaire que je garderai un mois. Les douleurs post-opératoires sont largement supportables. Par contre vivre avec la sonde a été difficile pour moi psychologiquement parlant. Trois mois ont suivi avec des fuites urinaires très importantes au début puis plus rien après 4 mois grâce à une rééducation très bien faite par une kinésithérapeute compétente. Nous voici deux ans après l’opération : seule séquelle : la fonction érectile n’est pas revenue après traitement par viagra puis gel stimulant érectile. L’injection intracaverneuse pour déclencher l’érection sera la prochaine étape. En conclusion, le dépistage est primordial, sinon le cancer continuerait de progresser. Etais-je un sujet à risque ? Certainement, mon père (84 ans à ce jour) et grand-père paternel (mort de ce cancer à 72 ans) ont été touchés par cette maladie vicieuse.
gérard10/08/2024
Après avoir reçu le diagnostic de cancer de la prostate, j’ai ressenti un mélange de peur et d’incertitude. L’équipe médicale m’a rapidement rassuré en m’expliquant les différentes options de traitement. J’ai finalement opté pour une intervention chirurgicale, car c’était la meilleure solution dans mon cas. Le jour de l’opération, j’étais nerveux, mais je me suis senti entre de bonnes mains grâce à la compétence du personnel médical. L’intervention s’est déroulée sans complications et j’ai pu commencer ma convalescence. Les premiers jours après l’opération ont été difficiles, avec des douleurs et de la fatigue, mais j’ai constaté une amélioration progressive. Le soutien de ma famille et de mes amis a été essentiel pour traverser cette période. J’ai dû adapter mon mode de vie, en faisant plus attention à mon alimentation et en intégrant des exercices réguliers. Les visites de suivi avec mon médecin ont confirmé que l’opération avait été un succès. Aujourd’hui, je me sens reconnaissant d’avoir surmonté cette épreuve et je veux encourager d’autres personnes à ne pas hésiter à se faire dépister tôt.
Chatgpt09/08/2024
